
Par Obed BISIDI
Depuis quelques jours, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux attribue à Monsieur Jimmy Ngalasi, avocat de profession et membre de la famille du pasteur Ngalasi, responsable de l’Église La Louange un rôle présumé de gestionnaire des avoirs et des finances de l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange.
Cette vidéo affirme notamment que Jimmy Ngalasi serait le principal gestionnaire du patrimoine de l’ancien chef de l’État en République démocratique du Congo et qu’il assurerait le financement de ce dernier depuis l’étranger. Ces allégations vont jusqu’à lui attribuer une implication indirecte dans le soutien à des activités liées à l’insécurité qui sévit dans l’Est du pays.
À ce jour, aucun élément de preuve vérifiable, aucune décision judiciaire, ni aucune communication officielle d’une autorité compétente ne vient étayer ces accusations. Les affirmations diffusées dans cette vidéo relèvent donc d’allégations qui ne sont accompagnées d’aucun fondement public permettant d’en établir la véracité.
Avocat exerçant dans le respect des lois de la République démocratique du Congo, Jimmy Ngalasi est connu dans son environnement professionnel pour ses activités juridiques. Son nom est également associé à une famille engagée dans la vie chrétienne à travers l’Église La Louange. En l’absence de preuves établissant les faits qui lui sont reprochés, l’associer publiquement à des activités financières ou politiques de cette nature constitue une atteinte potentielle à son honneur, à sa réputation ainsi qu’à son image personnelle et familiale.

Dans un État de droit, toute personne bénéficie de la présomption d’innocence. Les accusations graves, particulièrement lorsqu’elles concernent des questions de sécurité nationale, de financement illicite ou de gestion occulte de patrimoines, doivent reposer sur des faits objectivement vérifiables et être établies par les institutions compétentes, et non par des contenus viraux diffusés sur les plateformes numériques.
La propagation d’informations non vérifiées expose les personnes visées à des conséquences importantes, tant sur le plan professionnel que personnel. Elle contribue également à alimenter la désinformation dans un contexte où la responsabilité des auteurs et des relais de contenus sur les réseaux sociaux est de plus en plus engagée.
Les allégations mettant en cause Jimmy Ngalasi doivent être considérées avec la plus grande prudence tant qu’elles ne sont corroborées par aucune preuve ni confirmées par une autorité judiciaire ou administrative compétente. Le respect des principes fondamentaux du droit, notamment la présomption d’innocence, le droit à la réputation et la vérification des faits, demeure indispensable dans le traitement de toute information mettant en cause un citoyen.
Face à la multiplication des campagnes de désinformation, il appartient aux citoyens, aux médias et aux utilisateurs des réseaux sociaux de privilégier les faits établis plutôt que les rumeurs, afin de préserver la crédibilité de l’information et de protéger les droits fondamentaux de chaque individu.


