
Par Obed BISIDI
Depuis plusieurs jours, des informations relayées dans certains milieux cherchent à jeter le discrédit sur le commandant du Camp Capitaine Mahito, le capitaine Jean Muyumba. Ces allégations, qui prétendent notamment que des personnes assimilées à des rebelles auraient été hébergées dans les installations du camp avec sa complicité, ne reposent sur aucun élément probant et s’inscrivent manifestement dans une campagne de désinformation liée au dossier sensible de la spoliation du domaine militaire de Mahito.
Au cœur de cette polémique se trouve une vaste opération de récupération des terrains du camp militaire Capitaine Mahito, dont une partie a été occupée illégalement au fil des années par des particuliers ayant érigé des constructions sur un domaine pourtant réservé à la défense nationale.
Face à cette situation, le commandement du camp a entrepris des démarches visant à rétablir l’autorité de l’État sur ce patrimoine militaire. Des opérations de démolition des constructions irrégulièrement érigées sur le site ont ainsi été engagées dans le cadre de la mise en œuvre des décisions prises par la hiérarchie militaire.
Les documents officiels disponibles confirment d’ailleurs cette démarche. Dans une correspondance adressée au Gouverneur de la province du Tanganyika, le Commandant de l’Opération Usalama, le colonel MUNYALIZI Bamaraki Konga, annonce clairement la suspension de tous les travaux de construction, de réaménagement ainsi que de la vente des parcelles sur le site du Camp Capitaine Mahito. Cette décision fait suite au constat de la spoliation du domaine militaire et s’inscrit dans les efforts de sécurisation et de réorganisation de cet espace stratégique.

Le document souligne également que cette mesure vise à préserver l’intégrité du camp, à prévenir les risques sécuritaires liés à la présence d’activités civiles dans une zone militaire et à permettre une évaluation globale de la situation foncière et opérationnelle du site.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs estiment que les accusations portées contre le capitaine Jean Muyumba interviennent au moment même où les occupants illégaux voient leurs intérêts remis en cause. Selon diverses sources proches du dossier, certains spoliateurs auraient recours à une stratégie de communication destinée à discréditer les autorités militaires engagées dans la récupération du patrimoine de l’État.
Les allégations faisant état d’un prétendu hébergement de rebelles dans les habitations des militaires ne sont, à ce jour, étayées par aucun rapport officiel ni par aucune enquête judiciaire connue. Elles apparaissent davantage comme des rumeurs destinées à détourner l’attention de la question fondamentale : celle de l’occupation illégale d’un domaine militaire relevant de la souveraineté nationale.

Pour plusieurs acteurs de la société civile locale, la récupération des terrains militaires spoliés constitue une exigence de sécurité nationale et de respect du patrimoine public. Ils appellent ainsi à la prudence face aux informations non vérifiées circulant sur les réseaux sociaux et invitent la population à se référer aux communications officielles des autorités compétentes.
Alors que les opérations de réorganisation du Camp Capitaine Mahito se poursuivent sous l’autorité de la hiérarchie militaire, les faits contenus dans les documents administratifs disponibles tendent à démontrer que les actions entreprises par le commandement du camp s’inscrivent dans un cadre légal et institutionnel, loin des accusations relayées par certains groupes opposés à la récupération du domaine militaire.
Au-delà des polémiques, le dossier Mahito met en lumière un enjeu majeur : la protection du patrimoine foncier des Forces armées et le respect de l’autorité de l’État face aux phénomènes de spoliation qui menacent les infrastructures stratégiques de la République.




