
Par F. T
L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC/Kasaï), avec l’appui financier du Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), a clôturé, dimanche 5 juillet 2026 à Tshikapa, deux journées commémoratives consacrées à la mémoire des victimes du phénomène Kamuina Nsapu et d’autres conflits meurtriers ayant frappé la province du Kasaï.
Placées sous le thème « Mémoire, vérité, justice et réconciliation : honorer les victimes du phénomène Kamuina Nsapu et d’autres conflits meurtriers pour bâtir une paix durable au Kasaï », ces assises, organisées du 4 au 5 juillet 2026 dans la salle La Rose à Tshikapa, ont constitué un moment fort de réflexion, de recueillement et d’accompagnement psychosocial des victimes.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le mot de bienvenue du maire intérimaire de la ville de Tshikapa, Jean-Pierre Ntumba Kashala, suivi d’une prière conduite par l’abbé Ntumba Muena Mwanza. Une minute de silence a ensuite été observée en mémoire des victimes et en solidarité avec les familles endeuillées.
La deuxième journée a été consacrée à une visite de recueillement au cimetière de Tshimbu par les membres de l’ANVC et la délégation du FONAREV. Les participants ont également formulé des recommandations à l’issue des travaux en groupes, avant la remise de diplômes de mérite à plusieurs acteurs engagés dans la défense des droits humains.
Le coordonnateur provincial de l’ANVC/Kasaï, Franck Tshilomba, a appelé l’État congolais ainsi que les partenaires nationaux et internationaux à renforcer les mécanismes de réparation, de sensibilisation et de protection des victimes. Il a rappelé que l’ANVC œuvre pour la défense, la promotion et la protection des droits des victimes.

Saluant le bon déroulement des travaux, il a exprimé sa profonde gratitude envers le FONAREV pour son accompagnement financier et technique.
« Nous sommes pleinement satisfaits de ces assises. Sans l’appui du FONAREV, cette activité n’aurait pas pu se tenir. Nous remercions également tous les participants, les autorités, les organisations de la société civile et toutes les couches de la population qui ont répondu présent. Ensemble, nous réaffirmons notre engagement : plus jamais de telles atrocités », a-t-il déclaré.
Franck Tshilomba a également plaidé pour une large vulgarisation de la loi relative aux réparations des victimes et la création, dans chaque territoire de la province, de monuments ou lieux de mémoire destinés à préserver le souvenir des victimes et à sensibiliser les générations futures sur les conséquences des conflits.
Ces journées commémoratives ont réuni plus de 300 participants, parmi lesquels des représentants de la société civile, des autorités politico-administratives et coutumières, ainsi que des victimes des atrocités commises lors du conflit Kamuina Nsapu survenu en 2017 dans l’espace Kasaï.
À travers cette initiative, l’ANVC et le FONAREV entendent contribuer à la consolidation de la paix, à la promotion de la justice transitionnelle et au devoir de mémoire afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.




